Bulletin semestriel d'information du Cercle JBT

 

BULLETIN 49: Mars 2015

Extrait de l’homélie d’une messe pour Jean Bastien-Thiry:

… La mort, la violence, l’injustice ne peuvent rien contre l’amour, contre la foi, contre l’espérance car cela est immortel, cela vient de Dieu, cela a été disposé par Dieu Lui-même au fond de nos cœurs comme Il les a déposés dans le cœur du colonel Bastien-Thiry. L’amour, la passion d’un idéal ne peut donc mourir, il est la vie même du monde, il est l’énergie qui met tout en route, l’amour est le feu de Dieu que le Christ est venu ranimer sur notre terre. Si nous mettons une croix sur les tombes de nos défunts, c’est pour exprimer notre conviction que le Christ, mort comme nous, est toujours avec nous au-delà de la mort. Le Christ nous a appris qu’il ne fallait jamais renoncer, jamais capituler ni devant la violence, ni devant la haine, ni devant l’injustice ou le mensonge, ni même devant la mort. Pour le Christ et pour nous chrétiens, la mort n’est pas le dernier mot de notre existence. C’est l’Amour qui a et qui est le dernier mot de notre existence, comme une Présence ineffaçable de Dieu, ce même Amour dont le Christ était rempli, avec la foi et la confiance dont il fut témoin jusque dans ses souffrances et sa mort. Dans la lumière de cette foi au Christ mort et ressuscité, nous allons continuer notre prière et notre hommage à Jean Bastien-Thiry. Laissons à notre frère et ami la conclusion en écoutant ce qu’il a écrit à Colomb-Béchar en 1954 et qui résonne vraiment en parallèle avec la prière du Notre Père de l’Evangile de ce jour, je cite : Du fond de mon cœur Montait vers Dieu une grande reconnaissance, Et aussi le sentiment que ce qui m’était demandé, C’était de n’être médiocre en rien, De faire tout en m’y engageant le plus possible, En servant de toutes mes forces. Dans ce but, je crois qu’il faut garder à chaque instant Un contact permanent et direct avec Dieu, Peut-être pas sur le plan mystique, Mais comme en s’adressant à un Père qui peut tout, Et essayer de creuser de plus en plus La signification de tout ce que nous faisons, Orienter notre travail dans le sens voulu par Lui, Chercher avec les hommes qui nous entourent Des contacts humains et profonds. Dans le dessein de Dieu sur la terre, Il y a une place qui nous est réservée, Et cette place ne peut pas être tenue par d’autres que nous. Il faut donc bien réfléchir et sentir ce qui nous est demandé dans ce but, Savoir diriger son activité et surtout, Même dans les choses les plus banales, voir l’homme. Voir en toutes choses la part de divin qu’il y a en elles, Car rien n’est indifférent. Que Dieu nous donne l’intelligence et la claire vision De ce que nous avons à faire dans ce monde : Il faudrait méditer Saint Paul Dans le sens de l’engagement à fond dans cette vie, A la lumière du plan divin.Extrait de l’homélie d’une messe pour Jean Bastien-Thiry: … La mort, la violence, l’injustice ne peuvent rien contre l’amour, contre la foi, contre l’espérance car cela est immortel, cela vient de Dieu, cela a été disposé par Dieu Lui-même au fond de nos cœurs comme Il les a déposés dans le cœur du colonel Bastien-Thiry. L’amour, la passion d’un idéal ne peut donc mourir, il est la vie même du monde, il est l’énergie qui met tout en route, l’amour est le feu de Dieu que le Christ est venu ranimer sur notre terre. Si nous mettons une croix sur les tombes de nos défunts, c’est pour exprimer notre conviction que le Christ, mort comme nous, est toujours avec nous au-delà de la mort. Le Christ nous a appris qu’il ne fallait jamais renoncer, jamais capituler ni devant la violence, ni devant la haine, ni devant l’injustice ou le mensonge, ni même devant la mort. Pour le Christ et pour nous chrétiens, la mort n’est pas le dernier mot de notre existence. C’est l’Amour qui a et qui est le dernier mot de notre existence, comme une Présence ineffaçable de Dieu, ce même Amour dont le Christ était rempli, avec la foi et la confiance dont il fut témoin jusque dans ses souffrances et sa mort. Dans la lumière de cette foi au Christ mort et ressuscité, nous allons continuer notre prière et notre hommage à Jean Bastien-Thiry. Laissons à notre frère et ami la conclusion en écoutant ce qu’il a écrit à Colomb-Béchar en 1954 et qui résonne vraiment en parallèle avec la prière du Notre Père de l’Evangile de ce jour, je cite :

"Du fond de mon cœur                                                                     Montait vers Dieu une grande reconnaissance,                            Et aussi le sentiment que ce qui m’était demandé,                      C’était de n’être médiocre en rien,                                                 De faire tout en m’y engageant le plus possible,                          En servant de toutes mes forces.

Dans ce but, je crois qu’il faut garder à chaque instant               Un contact permanent et direct avec Dieu,                                   Peut-être pas sur le plan mystique,                                               Mais comme en s’adressant à un Père qui peut tout,                   Et essayer de creuser de plus en plus                                            La signification de tout ce que nous faisons,                                Orienter notre travail dans le sens voulu par Lui,                         Chercher avec les hommes qui nous entourent                            Des contacts humains et profonds.

Dans le dessein de Dieu sur la terre,                                              Il y a une place qui nous est réservée,                                           Et cette place ne peut pas être tenue par d’autres que nous.     Il faut donc bien réfléchir et sentir ce qui nous est demandé dans ce but,                                                                                       Savoir diriger son activité et surtout,                                            Même dans les choses les plus banales, voir l’homme.                Voir en toutes choses la part de divin qu’il y a en elles,               Car rien n’est indifférent.

Que Dieu nous donne l’intelligence et la claire vision                  De ce que nous avons à faire dans ce monde :                             Il faudrait méditer Saint Paul                                                         Dans le sens de l’engagement à fond dans cette vie,                   A la lumière du plan divin".